mardi 31 janvier 2017

Décryptage : c’est quoi, le “muslim ban” ?


Depuis quelques jours, la gauchosphère est en ébullition. En cause, un décret de Donald Trump, que d’aucuns surnomment déjà le “muslim ban”. Justin Trudeau et Emmanuel Macron y sont allés de leurs messages, suintant la moraline bon marché. Tous deux ont communiqué en anglais – leur première langue. Plus près de chez nous, Raphaël Glucksmann, fils de son père André et « intellectuel » engagé, a écrit : « – Dis papa, ça s’effondre comment une démocratie ? – Prends le RER et va à l’aéroport mon fils #MuslimBan. » Carrément ! Bien décidé à m’informer sur la question, j’ai entrepris de trouver le texte traduit en français, ou au moins des extraits importants, dans la presse française. Las, je n’ai rien trouvé. J’ai donc été obligé de lire le décret “Protecting the Nation from Foreign Terrorist Entry into the United States” (Protéger notre nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux États-Unis) en anglais sur le site de CNN.

Contrairement à ce que nos médias laissent entendre, le “muslim ban” ne concerne pas tous les musulmans. En outre, ce bannissement est limité dans le temps. Pendant 90 jours, les ressortissants de sept pays à majorité musulmane (Iran, Irak, Syrie, Libye, Somalie, Soudan et Yémen) seront interdits de séjour. Les Syriens le seront, quant à eux, pour une durée indéfinie. La section 1 du décret le justifie pour protéger l’Amérique d’éventuelles intrusions de terroristes, de personnes ne respectant pas les valeurs fondamentales du pays ou d’individus privilégiant la charia à la Constitution. Il est, d’ailleurs, particulièrement mensonger d’affirmer que les détenteurs de cartes vertes issus des pays concernés n’auraient plus le droit de retourner aux États-Unis durant les 90 jours. En effet, des laissez-passer seront fournis au cas par cas.

La Maison-Blanche estime qu’une période de 90 jours est nécessaire pour distinguer le bon grain de l’ivraie. Finalement, il s’agit plutôt de bon sens. C’est une mesure symbolique qui permet aux États-Unis de faire une démonstration de force : un État souverain peut décider souverainement qui entre, ou pas, sur son territoire. 

Les belles âmes sont promptes à s’émouvoir quand une administration nationale remet en question le projet millénariste des « sociétés ouvertes » aux quatre vents de toutes les prédations mondiales. Donald Trump n’en a visiblement cure. Et c’est très bien comme ça. Qui s’offusque des mesures frappant les sportifs et artistes israéliens, interdits de se produire, de manière illimitée, dans seize pays arabes ? Qui proteste de l’interdiction faite aux non-musulmans de visiter les lieux saints de l’islam que sont Médine et La Mecque ? Non, il faut taper sur Donald Trump qui a visé quelques ressortissants de pays ciblés pour une durée déterminée. Quand nous refusions d’intervenir contre l’Irak, les bien-pensants qui conspuent Trump expliquaient que les États-Unis étaient en guerre contre la France ! Madeleine Albright s’est même enregistrée en tant que musulmane pour protester… Ils n’ont honte de rien.
 
Le décret précise aussi les règles d’admission des « réfugiés ». Donald Trump restaure le droit d’asile tel qu’il a été pensé à l’origine, c’est-à-dire une faveur accordée à titre individuel. Une excellente mesure qui devrait nous inspirer. Car, sachez-le, l’asile est automatiquement accordé aux ressortissants de plusieurs pays d’Afrique quand ils échouent en France. C’est scandaleux. Bien entendu, il ne saurait être question, tant aux États-Unis qu’en France, de supprimer les visas touristiques ou les voyages d’affaires. Toutefois, je crois nécessaire de prendre des mesures beaucoup plus restrictives pour les visas de longue durée, mais aussi les visas étudiants. C’est à ce prix que nos nations conserveront leurs identités propres. Les États-Unis étudient présentement les cas de 27 autres pays, parmi lesquels figureraient de « proches alliés ». Je ne serais pas surpris d’y trouver la France ou l’Allemagne. Longtemps coupables de laxisme migratoire, nous pourrions le payer. Comme l’a dit Donald Trump, les mouvements de population sont un « foutoir complet ». Il faut donc y mettre de l’ordre…

Gabriel Robin

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