lundi 30 janvier 2017

La censure va peut-être plus loin qu’on ne le croit !

Le délit d’entrave à l’IVG a été voté à l’Assemblée par un Hémicycle quasi vide. C’est honteux, et la faible mobilisation à droite est à porter à son discrédit moral : comment faire confiance à ceux qui désertent le champ des batailles les plus essentielles ? Une poignée de députés sauve un honneur en lambeaux… et le pouvoir poursuit sa tentative d’instaurer en urgence une censure liberticide que même Maître Mécary dénonce ! 

Un soir de défaite comme ce soir, un ami est allé sur le site ivg.net, cible principale de cette loi, pour y naviguer un peu. Cette pratique est utile pour que le tout-puissant prescripteur Google lui conserve une place d’honneur sur sa première page en réponse aux mots clefs « IVG » ou « avortement ». Mais avant d’y accéder, son logiciel antivirus/pare-feu/gri-gri/etc. lui a affiché l’avertissement suivant : 

« Whaou ! Voulez-vous vraiment aller ici ? https://ivg.net/ […] Lorsque nous avons visité ce site, il comportait un ou plusieurs comportements dangereux. »

En grattant un peu, deux personnes qui usent d’autres marques de logiciel de protection n’ont pas rencontré ce problème.
 
Le contexte est bien évidemment tendu : rappelons que le site des Survivants, ces jeunes opposants à l’IVG, avait été piraté le 22 janvier et une redirection sauvage avait été établie vers le site gouvernemental de doxa promotionnelle sur le sujet. La navrante perméabilité de certaines entreprises aux pressions des lobbies n’est plus à démontrer.
Pour mémoire, le lobby gay avait obtenu, en 2014, la tête du tout nouveau CEO de Mozilla pour un simple don versé à une association s’opposant au mariage entre personnes de même sexe. Est-ce un nouvel épisode de cette porosité ? Peut-être. Mais un quidam un brin soupçonneux pourrait aller jusqu’à imaginer qu’existent des pressions de la part d’un État soucieux de maîtriser l’orthodoxie de la pensée de ses citoyens. Il déléguerait à cette société des tâches de police préventive. Peut-être même pourrait-il apprécier d’être informé des visites de certains sites par des internautes qui déserteraient les sentiers bien balisés par le ministère de la Vérité. Eh oui, le grand frère numérique vous regarde. 

Il semblerait qu’un appel au boycott soit illégal. En outre, remplacer un antivirus par un autre est compliqué et fait perdre du temps. Mais, pour ce qui me concerne, je ne ferais pas confiance à un logiciel qui s’aviserait de censurer mon surf élégant sur la Toile.

Rémy Mahoudeaux

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