samedi 21 janvier 2017

Le CCIF appelle à la délation dans la police nationale


Marwan Muhammad, porte parole du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), a publié, le 13 janvier dernier sur sa page Facebook, un appel à destination des forces de l’ordre en vue de le renseigner sur des pratiques policières, manifestement en vue de lui permettre d’agir dans son activité de lobbyisme islamique.

La teneur du message est la suivante : « Un petit appel à bénévoles très spécifique : si vous êtes policier, gendarme ou que vous travaillez à la PAF [police de l’air et des frontières, NDLR] et que vous avez envie d’aider dans la lutte contre l’islamophobie, faites-nous signe en PM. On a besoin de vous pour des petites missions de prévention et pour mieux comprendre certaines pratiques policières, vues de l’intérieur.
Merci d’avance ! »
 
En dehors du fait que le CCIF (comme le CCIB en Belgique) est clairement, et à juste titre, décrié quant à ses accointances avec les Frères musulmans et les salafistes, ainsi que pour la propagande communautariste qu’il véhicule sur fond de victimisation, cet appel est pour le moins surprenant, quelques jours après une polémique au sujet de la révélation de cas de radicalisation religieuse au sein de la police dans l’agglomération parisienne.

Bien que la technique du « chantage à l’islamophobie » ait été dénoncée par plusieurs voix, dont celle du journaliste Mohamed Sifaoui, comme relevant d’une stratégie de conquête mûrement réfléchie et employée par les islamistes en Occident, force est de constater que cet appel au bénévolat va au-delà de la simple propagande : ne s’agit-il pas, en quelque sorte, d’un recrutement pur et simple au sein de la police nationale et de la gendarmerie ?
À l’heure où la problématique de l’islam ne cesse de se poser au sein de notre pays, où l’efficacité de nos services de renseignement est montrée du doigt par certains journalistes, où le terrorisme a fait de nombreuses victimes, y compris dans les rangs de la police nationale, un tel appel doit être d’abord et avant tout considéré pour ce qu’il est : une provocation inacceptable.

Au-delà de mon expérience personnelle, et de ses lourdes conséquences, j’ose espérer qu’il restera lettre morte. Mais j’ai conscience que ce n’est pas une chose acquise.

C’est pourquoi j’invite l’ensemble de ceux qui pourraient considérer le CCIF comme une association anodine, et – ce qui serait un comble – pourraient être tentés de répondre à son appel, à réfléchir… Il semble que l’activité et le financement de ladite structure puissent être qualifiés de « troubles » ou soient, tout du moins, à clarifier.

Contribuer à son fonctionnement, en répondant à un appel de son porte-parole Marwan Muhammad, revient à collaborer avec ceux qui œuvrent à la promotion d’un islam politique, contraire aux valeurs de la République dont les forces de l’ordre (gendarmerie et police nationale) sont les garants. Cette forme de délation, à laquelle appelle le porte-parole du CCIF, est évidemment contraire à la loyauté que l’on attend d’un gendarme et d’un policier.

Sébastien Jallamion

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