lundi 30 janvier 2017

Merci, Yvette Roudy, mais Hamon a raison d’écouter les Indigènes


La campagne entre deux futurs perdants de gauche donne raison à une idée exposée par Houria Bouteldja dans son livre Les Blancs, les Juifs et nous : l’incroyable bonne conscience des Blancs.
Le camp Valls comme le camp Hamon rivalisent de prétention à être le plus antiraciste, le plus antisexiste, le plus émancipateur pour les peuples du monde musulman.

À mon sens, l’un comme l’autre, en vérité, défendent, avec une arrogance consternante, des politiques, des conceptions et des représentations qui favorisent et entretiennent bel et bien le racisme, le sexisme et, évidemment, le fanatisme religieux.
Yvette Roudy vient de signer, avec d’autres féministes, une tribune (L’Express du 27/1/2017) indiquant qu’elle ne donnera pas sa voix à Benoît Hamon. Elles lui reprochent ses propos au cours du débat avec Manuel Valls :
« Là où le voile est imposé, je le combattrai de toutes mes forces. Mais là où une femme décide de porter le voile islamique, et il en existe, elle est libre de le faire. C’est une liberté fondamentale que celle de croire ou de ne pas croire. »
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Ou son relativisme après le reportage de France 2 sur un cafetier de Sevran refusant l’entrée des femmes : « Historiquement, dans les cafés ouvriers, il n’y avait pas de femmes. »

Elles lui reprochent d’avoir parlé de passerelles avec le Front de gauche, dont des élus ont permis des réunions d’associations musulmanes et la mouvance des Indigènes de la République.
Peu importe dans quelle mesure ces accusations de « prochitude » sont fondées. Je suis, en tous les cas, reconnaissante à Yvette Roudy de rappeler la gravité du voile.

Mais je leur fais à tous et toutes les mêmes reproches qu’Houria Bouteldja : l’incroyable bonne conscience des Blancs.
Tous ces politiciens de gauche ont permis, dans les faits, une politique de migration et de sacralisation de la religion islamique, qui est responsable pour une énorme part de la situation de guerre civile larvée, de rejet et d’enfermement mental et social de nombreux « indigènes » en France.

Sacraliser la religion islamique, prétendre que sa critique est raciste, rejette nécessairement la faute de la violence commise en son nom sur les populations venues des terres islamiques. Car si aucun texte religieux n’est plus marqué qu’un autre par la violence, alors la violence commise en leur nom ne peut venir que des lecteurs, des croyants.

Si le Coran était innocent, alors les musulmans seraient intrinsèquement des êtres ayant une propension particulière à la lecture violente, à la violence. Si le sang n’était pas dans le livre, c’est qu’il serait dans leur tempérament, leur biologie à eux.
Sacraliser la religion islamique, prétendre que sa critique est raciste, c’est enfermer mentalement les jeunes générations dans le carcan d’un texte qui leur enseigne à tuer et être tués. C’est les enfermer dans une « identité » idéologique qui les rend effrayants, qui provoque leur rejet.

Oui, le rejet et le racisme envers les populations « indigènes » est une réalité, et non un fantasme d’Africains racistes anti-Blancs.
Il faut entendre la voix de la mouvance indigène, Yvette Roudy. Oui, ils sont pour beaucoup odieux de violence, mais ils disent un drame réel.

Or, cette situation, il n’y a pas un ni une ministre de gauche qui en soit innocent : vous y avez tous contribué. Le personnel de droite idem.

« Nous sommes là pour vous aider à vous émanciper », affirme Manuel Valls… alors qu’il vante des auteures se targuant de ne pas étudier la théologie islamique. Incroyable bonne conscience, incroyable arrogance des Blancs – gauche comprise.

Elise Elisseievna

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